"L'homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d'un plus grand nombre d'autres" Diderot
J'ai envie de l'opposer à ce qu'un ami m'a dit ce soir au téléphone (pour que j'arrête de donner sans compter et surtout que j'arrête de me faire avoir).
"Bon ne commence pas par un "C" "
Sans doute, sans doute.
Et si mon plaisir c'était de donner, de rendre service, de voir les gens heureux...
Je le paye parfois cher ce plaisir. Il a même souvent le goût des larmes. Mais quelles belles rencontres on fait parfois, quand on rencontre des personnes qui savent recevoir et donner en
échange.
Alors je crois que vais continuer à écrire "bonne" avec un "C".
La tension commence à monter d'un cran. Un tout petit cran. Cette année je n'arrive pas à réaliser que ça vient. Je crois que j'ai
tellement peur de cette rentrée qui s'annonce catatrophique que je reste planer à 10 000 mètres d'altitude.
Je ne sais pas quels jours je vais travailler, je ne sais même pas si c'est moi qui fais la rentrée. Je ne suis pas sure des matières que je vais faire. il n'y a pas assez de bureaux ou de chaises
dans la classe pour les enfants.
Alors je n'y pense pas. de toutes façons on ne peut rien y faire. Et puis ce n'est pas bien grave.
Enfin je n'y pense pas... Si cétait le cas je n'en parlerais pas MDRRRR
Penser à autre chose, au beau temps qu'il fait aujourd'hui, aux belles journées que j'ai passées ce week-end, aux 4 énooormes jours de vacances qu'il me reste.
Je peux (enfin) porter un débardeur.
Personne n'est malade à la maison
Les enfants ne se sont pas encore disputés aujourd'hui.
(Oups j'ai parlé trop vite MDRRR)
J'ai fini mon ménage.
Joe Cocker - You are so beautiful
C'est à ma vie que je m'adresse
Et à ceux qui me font la joie de bien vouloir la partager.
Viens mon ange
Viens oublier tes peines
Viens panser tes chagrins
Laisse-moi les porter quelques instants
Mes bras t'accueillent
Tu le sais bien
Viens réchauffer ton corps contre le mien
Viens réchauffer ton âme contre la mienne
Je ne peux pas t'enlever ta souffrance
Je peux juste te donner un peu de courage
Un peu de bonheur
Des sourires
Te donner envie d'avancer
Viens mon ange
Laisse-toi aller
Tu peux poser ton masque quelques instants
Tu peux poser ton armure
Ici tu ne trouveras que confiance et tendresse
Ici tu peux être toi-même
Dans quelques heures, quelques jours tu t'envoleras à nouveau
Dans d'autres bras
Vers d'autres aventures
Tu m'oublieras
Mais tu reviendras mon ange
Tu reviendras toujours.
J'ai découvert ce texte récemment. Prenez la peine d'écouter cette chanson, de lire les paroles.
PS : Sérénité , il parle de toi, je ne savais pas que vous vous connaissiez...
Grand corps malade
J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai décidé de changer de thème
D'embrasser le premier connard venu pour lui dire je t'aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C'est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner
J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir
J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir
J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme ça je joue pas un rôle
J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule
J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y'a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux
C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit
Y'a tellement de choses à faire et ça maintenant je l'ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter
Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil
J'ai tout le temps l'oeil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles
C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J'ai envie d'être au coeur de la ville et envie d'être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres
J'ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m'en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j'étais de bonne humeur et même mon stylo m'a souri
Et puis je me suis demandé si j'avais le droit de pas être rebelle
D'écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m'en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
Finalement je n'ai pas nagé. Sniff...
On est arrivé trop tard pour les engagements de dernière minute. C'est de ma faute. La prochaine fois je m'inscrirai en même temps que tout le monde.
J'aurais pu insister. Mais je suis timide....
L'année prochaine je m'inscris pour nager à Jablines en même temps que les autres...
C'est là que j'aurais du nager. La couleur de l'eau n'est pas très engageante...
Pendant que les autres (ceux qui s'étaient inscrits avant) nageaient, on a remonté le fleuve le long d'un chemin de halage pour les rejoindre et les suivre
en marchant.
Petite balade bien agréable.
Mais un drame a tout gâché... Antoine et Clémentine se sont faits piqués par des orties. On voyait à peine la piqûre mais ils étaient à la limite des larmes (Clémentine ressemblant à sa
pleureuse de maman, elle était de l'autre côté de la limite).
Alors telle Mc Gyver j'ai utilisé LA méthode pour soigner les piqûres d'orties.
Comment soigner les piqûres d'orties?
J'ai cueilli des fleurs de liserons (une pour chaque enfant). Je leur ai mise dans la main en leur disant de siffler en regardant la fleur. Le temps de compter jusqu'à 10 ils n'avaient plus
mal.
Vous me direz : mais on n'a pas toujours de fleur de liseron à côté de soi. Mais, comme je l'ai expliqué aux enfants, ce qui est merveilleux, c'est que chaque ortie est différente et que les
fleurs qui la guérissent poussent juste à côté.
Je sais que j'ai menti et que ce n'est pas bien. Les cloques étaient à peine visibles et je savais que plus ils y penseraient et plus ils auraient mal. Je leur ai enlevé la douleur. C'est le
plus important, non?
UN peu plus tard la reine des étourdies a encore frappé. Je marchais en rêvassant et ma jambe gauche a glissé dans un trou jusqu'au genou entre la terre et un socle en béton. Je me suis
égratigné le pied et pas mal coupée entre le genou et la cheville. Mais comme tout le monde regardait (et que j'avais l'air bien bête) je me suis relevée l'air de rien (même pas mal) alors que
j'avais bien mal.
J'ai fait ma fiérote tout l'après-midi (non non pas la peine de désinfecter, regarde ça saigne presque plus) et maintenant j'ai mal. Pas malin tout ça..
J'ai enclenché le compte à rebours.
Il y en a deux en fait. Le 31 août et le 03 septembre c'est la prérentrée : on organise cette nouvelle année entre adultes, on prépare la rentrée. La seule difficulté c'est de se lever le
matin, de travailler toute la journée. Un peu comme un travail de bureau. Mais je suis plutôt heureuse de retrouver mes collègues.
Le grand jour c'est le 4 septembre. La découverte des nouveaux élèves, le retour du bruit, des cris, des disputes, des attendrissements, des
regards si remplis d'attentes... Et la peur... de ne pas y arriver cette année., de ne pas réussir. Ce mois de septembre il me fait peur. Ni eux ni moi n'avons trouvé nos marques, on se
cherche, on s'apprivoise. Il n'y a encore aucun lien. Ils ne me respectent que parce que je représente l'autorité, pas encore pour ce que je leur apporte.
Et je ne les vois encore que comme des élèves anonymes. Ils ne sont pas encore MES élèves, ceux que je défendrai envers et contre tous dans quelques mois. Si "ça" fonctionne encore cette année.
"ça" c'est un truc magique qui m'étonne tous les ans. On place une maîtresse et 28 enfants de 10 ans dans une pièce. On fait mijoter quelques mois, en ajoutant des rires, des larmes, de la fatigue,
des sorties, du travail, des cris, des moments de calme, des rencontres et ça fait une classe. Un mini "chez soi" où on est content de retourner après la récréation. Un endroit à nous qu'on s'est
construit pendant l'année. Tous les ans il est différent. Les mômes le rendent différents.
J'aime ce moment calme le matin à 8h30 quand je fais l'appel. Ils sont reposés, détendus, parfois impatients de savoir ce que j'ai préparé, parfois angoissés parce qu'il y a un contrôle. Je parle
doucement, je souris. Il y a toujours quelques mots de leurs parents dans les cahiers de correspondance. Ils aiment venir me les montrer et avoir quelques instants près de moi au bureau quand je ne
parle qu'à eux, que je ne regarde qu'eux. Rien que de le l'écrire j'ai plein d'images en tête, de sourires timides, de regards...
Ces gamins que je ne connais pas encore, et qui vont me faire pleurer quand ils partiront au collège en juin.
La peur n'est pas encore là. L'impatience oui.
Demain on va faire une course en eau vive. Mon mari est inscrit pour nager 5 km. Si je suis très très courageuse je m'inscrirai pour le 1,5 km. La distance ne me pose pas de problème. L'ennui c'est
l'eau à 15°C... Moi qui ai froid dans la Méditerrannée, je vais être verglacée.
Mon mari qui va nager 5 km, ça m'inquiète aussi un peu.
Je ferai des photos. Vous verrez peut-être une Céline bleue (mais souriante car fière d'elle) sortir de l'eau...
Le premier roman adulte que ma fille me conseille. Elle me demande toutes les heures "alors, tu en es où?" en se retenant pour ne pas me raconter la fin. Ce livre prend tout de suite une petite
valeur affective...
À huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la «mort imminente».
Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé.
Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau, la vie.
Vingt ans plus tard, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de cet épisode traumatisant. Il a même fini par épouser la «petite fille du lac», Mallory, sa
femme qu'il a passionnément aimée, puis qui l'a quitté, et qui lui manque comme au premier jour...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd'hui il connaît la réussite, la notoriété et la prospérité.
Il est temps pour lui de découvrir pourquoi il est revenu.
Il est facile à lire, très prenant, agréable, parfois émouvant. Je l'ai préféré à son dernier "parce que je t'aime".
Je ne sais pas si c'est parce que je l'ai lu après "lignes de faille" de Nancy Huston (brillant, réaliste, émouvant, lucide, honnête,...) mais je n'ai pas du tout accroché. En vérité je ne l'ai
même pas terminé. Il y avait quelque chose qui me dérangeait. Un "je ne sais quoi".
Hier soir, on dinaît chez des amis qui m'ont dit que tout l'intérêt du roman était à la fin. Je le reprendrai donc pour le terminer...
Comme je manque de courage pour travailler ce matin (finalement la maison sans les enfants, c'est un peu tristouille), je suis allée voir s'il y
avait des spectacles sympas en septembre.
Et je tombe sur des représentations de "Cyrano de Bergerac" avec Jacques Weber. La première fois que j'ai vu la pièce, c'était lui qui jouait. Enorme coup
au coeur.
Avec "Phèdre" et quelques autres, c'est une de mes pièces préférées.
J'ai réservé pour le 09 septembre !!
Vous trouverez un résumé de l'hsitoire ici et le texte intégral là.
Jacques Weber en Cyrano
Cyrano pour moi, c'est voir au-delà des apparences, c'est la fidélité à ses convictions, c'est l'amour exemplaire même quand il n'est pas
partagé, c'est l'honneur, ... Et tant d'autres choses.
Citations
Duc de Guise
"Ne le plaignez pas trop, il a vécu sans pacte, libre dans ses choix autant que dans ses actes."
Cyrano "Eh bien ! oui, c'est mon vice.
Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse."
"Le Vicomte : Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule! Cyrano : Ah?... Et moi, Cyrano Savinien-Hercule de Bergerac."
Cyrano
« Moi, c'est moralement que j'ai mes élégances »
Cyrano de Bergerac :
"Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?
Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? se changer en bouffon
Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? une peau
Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?...
Non, merci. D'une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !
S'aller faire nommer pape par les conciles
Que dans les cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non,
Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ?
Etre terrorisé par de vagues gazettes,
Et se dire sans cesse : "Oh, pourvu que je sois
Dans les petits papiers du Mercure François ?"...
Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
Préférer faire une visite qu'un poème,
Rédiger des placets, se faire présenter ?
Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"
Le 09 septembre, j'entendrai Jacques Weber dire tout ça !! Yop Yop!!
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